Compagne de trans (MtF)

23 juin 2011

Le torse et le dos : c'est commencé!

Cela faisait longtemps qu’on en parlait. Depuis l’automne dernier, il avait mon « go » pour aller de l’avant avec l’épilation du torse et du dos, mais c’était lui qui n’était pas tout à fait prêt.

Finalement, au mois de février dernier, on a vu une offre qu’il ne pouvait pas refuser (et moi non plus d’ailleurs!). Plusieurs sites internet offrent maintenant des « aubaines du jour », sur le principe que si un nombre prédéterminé de personnes achètent l’offre en vigueur (qui est souvent très remarquable), l’offre prend effet. On imprime alors notre coupon et on peut s’en servir par la suite.

L’offre qui était présentée ce jour-là : nombre illimité de séances d’épilation laser pour 3 régions distinctes du corps, valable pour une durée illimitée (tant qu’il y a besoin) en autant que le premier rendez-vous pour chaque région soit pris durant l’année qui suit. Le tout à un prix vraiment dérisoire. C’était loin de chez-nous (obligation de prendre l’autobus et le train), mais il ne pouvait pas passer à côté de cette offre.

L’endroit avait de bons commentaires sur Internet et on avait appelé avant d’acheter l’offre et on nous a assurés que le torse ne compte que pour une partie du corps, tout comme le dos. Cela signifie donc qu’il pourra se faire faire l’épilation d’une autre région également (probablement les aisselles).

Un prix fixe et ridiculement bas, trois régions du corps, le nombre de séances qu’il faut, c’était vraiment inespéré! Après les surplus de coûts de la barbe (qui continuent à grimper d’ailleurs), on tentait d’évaluer avant un peu les coûts pour le torse et le dos et notre budget en était déjà découragé! Cette offre tombait à pic et la question monétaire ne serait plus un frein!

Mon chum aurait été prêt à commencer aussitôt, mais je lui ai demandé une petite faveur, soit celle d’attendre au début avril, car j’allais recommencer à avoir mes lundis de congé et je voulais venir avec lui, au moins pour les premiers rendez-vous. De plus, comme je me suis achetée également cette offre (moi qui en rêve tellement de l’épilation de mes jambes, cela aurait été ridicule que je ne saute pas moi-même sur l’occasion!), je voulais qu’on y aille tous les deux en même temps.

On appelle donc, on demande des rendez-vous pour avril et on nous répond que tout est plein jusqu’à la mi-juin, car cette fameuse offre leur a amené énormément de nouveaux clients. Oups! On prend donc la date qui nous est proposée, c’est-à-dire le 10 juin. Un peu déçu que ça aille si loin, mais bon, l’avantage au moins, c’est qu’une fois que notre premier rendez-vous aura été pris, on sera assuré d’en avoir un à toutes les 6 semaines ensuite.

Entre-temps, j’ai appris que j’étais enceinte, j’ai donc annulé mon rendez-vous car ce n’est pas vraiment conseillé d’utiliser l’épilation laser pendant une grossesse, mais j’espère que je pourrai en profiter avant l’expiration de mon bon au début de l’année prochaine.

La veille de la séance, on a passé une bonne partie de la soirée à lui raser le dos et le torse (ce qu’il n’avait jamais fait, je vous laisse imaginer le temps que cela a pris, surtout que l’image « d’ours » était assez vraie dans son cas!!!). J’avais proposé à mon chum de le faire pour lui et il a beaucoup apprécié. Partager ce moment tous les deux, pouvoir prendre soin de lui, être avec lui pour cette nouvelle étape qui commence, c’était vraiment un beau moment.

La clinique d’épilation avait déménagé entre-temps, et après avoir compris le chemin qu’il fallait prendre, on a réalisé que cela était beaucoup plus facile d’accès qu’à la première adresse : moins loin, moins coûteux en transport et moins long pour s’y rendre, c’est dur de demander mieux!

Par contre, plusieurs commentaires ont commencé à apparaître sur internet au sujet de cet endroit depuis la parution de cette fameuse offre et la plupart des nouveaux clients n’étaient pas du tout satisfaits du service à la clientèle, mais il n’y avait pas de commentaires sur la technique et les résultats en tant que tel. Cela m’inquiétait un peu, mais en autant que cela soit bien fait, on pourrait très bien survivre à un air bête à l’accueil sans bonnes manières!

Je confirme que l’accueil est assez moyen, que la salle d’attente était surchauffée et que la gestion des informations personnelles était plus ou moins convaincante. Par contre, la technicienne qui s’est occupé de mon chum était vraiment superbe et très sympathique.

On nous avait prévenus au téléphone qu’il faudrait au moins compter deux heures pour faire le dos et le torse, finalement, cela n’aura pris que 25 minutes, ce qui nous a laissé quelque peu bouche bée.

Mon chum n’a pratiquement rien senti de la séance et il n’y a eu aucune réaction ensuite (en fait, si, il y a eu quelques boutons, mais c’était suite au rasage de la veille et non suite à la séance laser).

Faut dire aussi que ce n’est pas la même sorte de technologie que celle employée pour la barbe et la technicienne nous a averti qu’on ne verrait absolument aucune différence avant la 4e séance et qu’il faudrait en compter environ 10 pour que cela soit finalisé. J’avoue que j’ai quelques doutes sur l’efficacité de cette technologie et on verra si au fil des séances, cela saura me convaincre, car pour le moment, en effet, c’est vrai qu’on dirait qu’il n’y a rien eu de plus qu’un simple rasage. J’espère vraiment que cela fonctionnera comme il se doit.

Mon chum est vraiment content d’avoir commencé et même s’il n’y a aucun résultat encore, je crois qu’il est bien heureux que cette étape soit franchie.

De mon côté, j’avoue que j’ai amplement eu le temps de me faire à l’idée et contrairement à la barbe, disons qu’on voit de plus en plus des dos et des torses épilés et que cela en est presque devenu courant. Cela ne me dérange pratiquement pas et j’espère pouvoir aider mon chum toutes les prochaines fois pour le rasage, car j’apprécie partager ce moment avec lui.

En attendant, son prochain rendez-vous est pris 6 semaines plus tard et j’espère que tout ira aussi bien à cette séance que celle qu’il vient de faire.

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20 juin 2011

La barbe : où cela en est rendu

Au début, j’écrivais après chaque séance d’épilation laser de la barbe, puis j’ai arrêté, car cela revenait sensiblement à la même chose bien souvent.

Une personne m’a laissé un commentaire sur un de mes anciens messages où j’en faisais mention et me demandait où cela en était rendu.

Voici donc une bonne occasion de faire un petit résumé à ce sujet…

Au tout début, mon chum avait pris un forfait qui comprenait 6 séances complètes d’épilation laser et 30 minutes d’électrolyse (1600$, taxes inclues). Les séances de laser devaient se faire à toutes les 4 à 6 semaines et il y avait possibilité d’en ajouter au besoin si 6 séances n’étaient pas suffisantes, alors que l’électrolyse serait gardée à la toute fin pour en finir avec les poils plus difficiles.

Les zones comprises dans le forfait étaient les joues jusqu’aux oreilles, la moustache, sous le nez, le menton, les coins et le tour de la bouche ainsi qu’une partie du cou. Mon chum aurait bien aimé que cela descende jusqu’à la « ligne » du début des épaules, mais on s’était fait répondre que cela n’était pas compris dans le forfait. C’est dommage, car par la suite, on n’en a jamais reparlé mais une des dernières techniciennes qu’il a eue ne comprenait pas pourquoi cela avait été arrêté en plein milieu du cou et elle était convaincue que cela aurait dû entrer dans le même forfait…

Dès la deuxième séance, on a commencé à voir une nette différence. Beaucoup moins de rasage (1 fois ou 2 par mois plutôt qu’à tous les jours et cela a encore sensiblement diminué après les séances suivantes jusqu’à ce que mon chum n’ait plus du tout besoin de se raser après la 5e séance). La barbe devenait plus clairsemée et les poils étaient de moins en moins foncés.

Même si mon chum endurait très bien la douleur durant les séances, les réactions allergiques ont été franchement épouvantables après les 4 premières séances. Ensuite, il y a en avait toujours, mais elles étaient de moins en moins virulentes.

Par contre, 6 séances étaient loin d’être suffisant et il a pris 4 séances supplémentaires (2 complètes de 56$ chacune et 2 pour des retouches seulement à environ 35$ chacune). C’était beaucoup mieux, mais encore là, ce n’était pas parfait et il y avait parfois une repousse assez surprenante, alors que toutes les semaines précédentes, il n’y avait rien eu.

Après 10 séances (1 an et 1 mois au total), les poils qui restaient étaient soit trop fins, soit trop pâles pour continuer avec le laser. Il a donc commencé l’électrolyse. La première séance a duré 10 minutes, mais la technicienne était vraiment surprise que la base du coup n’ait pas été faite avec le laser.

Il y a eu une petite réaction allergique (plusieurs petits boutons blancs où les poils avaient été enlevés par l’électrolyse) mais c’était beaucoup moins prononcé qu’avec le laser. Côté douleur, mon chum disait que c’était beaucoup moins pire que le laser. Le problème, c’était que l’électrolyse devait être faite aux deux semaines pour qu’elle soit vraiment efficace, ce qui revenait beaucoup trop souvent au goût de mon chum (et pour son budget également!).

La deuxième séance a duré 45 minutes (environ 1$ par minute). La réaction a été moins prononcée encore, mais à notre grand étonnement, une forte repousse est apparue après cette deuxième séance d’électrolyse.

Mon chum a commencé à être découragé et il a pris une pause d’environ 1 mois et demi. Par contre, pendant ce mois, de nombreux poils ont repoussé et il se retrouvait avec une barbe plus forte que tout ce qu’il avait eu ces derniers mois, ce qui a augmenté encore son découragement. De plus, il était déçu que la base du cou n’ait pas été faite, alors qu’il y aurait probablement eu droit, car cela signifie qu’il lui faudra probablement autant d’étapes et de démarches pour en venir à bout, sans oublier les coûts supplémentaires (mais il espère pouvoir la faire passer en allant pour le torse et le dos).

Il s’est finalement décidé à reprendre une séance de laser complète (la technicienne n’en revenait tout simplement de la quantité de poils!), puis une autre 6 semaines plus tard.

On en est donc rendu à 1 an et demi exactement après le début, après 12 séances laser et 2 séances d’électrolyse. Là, on peut dire que c’est presque terminé (on l’espère du moins) et la dernière séance de laser semble vraiment avoir porté fruit. Par contre, il y a encore quelques poils et il faudra assurément quelques autres séances d’électrolyse pour en venir à bout complètement, en espérant qu’il n’y aura pas encore une mauvaise surprise d’une grosse repousse comme dernièrement.

On a hâte que cela soit complètement terminé. À chaque fois qu’il va à un rendez-vous, on espère que ce sera la dernière fois et qu’on pourra tourner la page pour de bon. Sans compter les coûts de chaque séance : il est rendu loin le forfait du départ et mon chum a dû payer bien plus depuis, sans oublier le pourboire qu'il laisse à chaque fois à la technicienne!

Il m’a parlé beaucoup qu’il aurait aimé essayer la microlyse, mais j’avoue que cela me fait un peu peur. C’est une technique beaucoup moins reconnue, moins éprouvée et selon ce que j’ai lu à ce sujet sur internet, il ne faut pas s’attendre à un miracle non plus et cela peut prendre autant de temps que l’électrolyse. On verra ce que ça donnera à ce sujet, mais pour le moment, on continue à mettre nos espoirs sur le laser et l’électrolyse.

C’est beaucoup mieux qu’avant (et même, ça ne se compare même pas!) et il est content de ce que ça donne, mais décidément, il faut être patient avant de pouvoir crier victoire et se dire que cela est bel et bien terminé!

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19 juin 2011

Commentaires commentés

Un petit mot pour dire que je viens de répondre à tous les commentaires qui avaient été laissés sur mon blog ces derniers mois. J’ai pris le temps d’y répondre à chacun, individuellement, même si le contexte et parfois la situation a changé depuis qu’il a été laissé. N’hésitez pas à continuer à en laisser, je vous garantis que je n’accumulerai plus autant de retard avant d’y répondre les prochaines fois.

Il y a toutes sortes de commentaires : des témoignages, des questions, du soutien, des avis, etc… Certains m’ont beaucoup touchés, d’autres m’exprimaient une opinion contraire à la mienne, mais peu importe, j’ai beaucoup apprécié lire chacun d’eux.

Je sais que mes derniers messages avant mon absence en ont fait réagir plus d’un. Plusieurs commentaires m’indiquaient que la personne ne partageaient pas mon avis, mes choix, mon opinion et je respecte cela malgré tout. Chacun a droit à son avis et je ne m’attends pas à ce que tout le monde partage ce que j’écris… et j’apprécie que les gens prennent le temps de me dire ce qu’ils en pensent franchement. 

Je tenais juste à dire et à répéter que j’apprécie tous les commentaires, quels qu’ils soient. C’est vrai qu’il y a en certains que j’ai trouvés plus durs que d’autres à lire et auxquels j’ai peut-être répondu avec un peu moins de tact que d’habitude, ce à quoi je tiens à m’excuser si j’ai froissé quelqu’un avec mes réponses. Disons que certains commentaires ont amené leur lot d’émotions et j’ai peut-être répondu un peu impulsivement par moment, mais encore là, je suis loin d’être contre ce genre de commentaires.

J’évolue moi aussi dans mon cheminement et même si je ne suis pas rendue à un certain point encore, rien ne dit que je ne m’y rendrai pas éventuellement et c’est à force de tous vous lire que cela m’apporte beaucoup et me permet d’avancer encore plus.

Je suis ouverte à tous les commentaires et je veux que les gens n’hésitent pas à écrire ce qu’ils pensent, même si cela est parfois plus dur à lire et à accepter. Cela peut me faire prendre conscience de bien des choses et c’est en comprenant toutes ces choses que je pourrai petit à petit aider le plus possible mon chum.

Mon but n’est pas de faire nécessairement l’unanimité et je suis ouverte aux échanges d’opinions, de commentaires et aux débats. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut, chacun à le droit de dire ce qu’il pense et chacun a le droit de partager son opinion quelle qu’elle soit. Par contre, ma seule règle est le respect. On peut être d’accord ou non avec ce que j’écris et je peux être d’accord ou non avec les commentaires, là-dessus, il n’y a aucun problème. Mais peu importe la situation, il y a une manière de dire les choses et il faut que cela soit dit avec respect.

Je tenais à dire que j’apprécie beaucoup que cette consigne soit toujours respectée. Je n’ai pas eu de commentaires offensants ou blessants et même si les gens ne partagent pas mon avis, je vous remercie de la manière dont cela est dit.

Je le répète, tous vos commentaires sont les bienvenus et j’espère que vous continuerez à me lire et à m’écrire, peu importe ce que vous pensez de ce que j’ai écrit, je tiens à lire et à comprendre ce que vous en pensez!

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18 juin 2011

Une revenante!

Eh oui, je suis toujours vivante et toujours là! Je sais que j’ai complètement mis de côté mon blog ces derniers mois, mais ce n’était pas de la mauvaise volonté. Je me suis un peu retirée de tout ce qui touchait à la question trans de près ou de loin, pour me permettre de prendre un certain recul, de réfléchir et de me concentrer sur autre chose, même si c’était toujours dans mes pensées malgré tout.

Je suis touchée d’avoir continué à recevoir tous ces commentaires et je regrette de ne pas y avoir donné suite plus tôt. Cela m’a fait chaud au cœur de continuer à vous lire et de voir que vous attendiez ainsi des nouvelles de moi. Je suis tout aussi surprise des statistiques, malgré mes mois d'absences, mon blog est toujours autant consulté.

Il s’est passé beaucoup de choses ces derniers mois. J’en fais un court résumé, mais je compte bien revenir un peu plus sur ce blog et recommencer à y écrire. Peut-être pas aussi souvent qu’avant, mais un peu plus que ces derniers temps tout de même.

Je vous ai laissé sur une note un peu négative. Il y avait eu plusieurs grosses discussions et plusieurs disputes avec mon chum. J’en étais au point de réfléchir à sa proposition d’en parler tout de suite ou non aux autres. Plusieurs points allaient plus ou moins bien de mon côté, nos essais pour avoir un enfant ne fonctionnait pas, etc…

Premièrement, je tiens à vous rassurer, tout va bien entre nous deux. Il y a encore eu de grosses discussions et parfois quelques disputes, mais je dirais que c’est beaucoup mieux depuis un certain temps et on est beaucoup plus heureux.

Plusieurs des aspects qui fonctionnaient plus ou moins bien de mon côté ont commencé à se régler : problèmes d’argent résolus, tensions un peu moins vives dans ma famille, un peu moins de construction à ma job, voyage remis (mais pour le mieux), projets qui avancent, …

Mais surtout, une superbe nouvelle nous est arrivée, une nouvelle que je commençais à ne plus trop espérer sans une aide médicale : je suis enceinte! Après presqu’un an d’essais infructueux, c’est enfin arrivé! Que de joie, que de bonheur et que d’émerveillement pour nous deux! Enfin, cela devient concret, enfin on sent que notre rêve va se réaliser, enfin on sent que cela avance! Et on a la confirmation que pour le moment, tout se passe bien et que la grossesse est tout ce qu’il y a de plus normal.

J’en suis à 13 semaines de grossesse, ce qui coïncide presque avec la période de mutisme sur mon blog. Non seulement on avait bien des choses à mettre en place, bien des aspects à penser, mais en plus, ce nouvel état physique fait que pour le moment, je dors presque tout le temps, ce qui m’a coupé beaucoup de mes temps libres pour venir écrire sur ce blog.

Et j’avoue aussi qu’avec cette nouvelle, sans arrêter d’y penser complètement, je crois qu’inconsciemment, je me suis un peu détachée (pour le moment seulement) de tout ce qui touche à la question trans pour pouvoir me concentrer pleinement sur la grossesse.

On a convenu mon chum et moi (et il est tout à fait d’accord, sans que j’aie eu besoin d’insister ou quoique ce soit) qu’on va attendre que bébé soit arrivé avant qu’il annonce aux autres sa situation. J’avoue que sur un certain point, je suis soulagée que ce soit le cas, car je n’aurais pas voulu avoir à gérer ces deux annonces (question trans et grossesse) en même temps.

Mais tout n’arrête pas là non plus. Mon chum en a presque terminé avec l’épilation de sa barbe et l’épilation du torse et du dos est commencée (mais j’y reviens sous peu dans un prochain message). Il continue à participer à la communauté trans en ligne et je continue à lire sur le sujet et à réfléchir au moment où on l’annoncera. Mon chum se sent beaucoup mieux avec lui-même depuis qu’il a accepté la situation et il pense même à réduire ses médicaments (ses antidépresseurs… ça aussi, j’y reviens sous peu dans un autre message).

Bref, pour le moment, tout va bien et on se concentre sur la venue de cet enfant cet hiver. Je vous remercie de m’avoir attendue et je vais me remettre à écrire sur ce blog. Mais en attendant, je vais aller de ce pas répondre aux nombreux commentaires que vous m’avez laissés ces derniers temps…

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27 mars 2011

Égocentrique?

Suis-je égocentrique et ingrate? Est-ce que je pense trop à moi et pas assez à mon chum? Est-ce que les gens ont raison de dire que tout ce que je lui fais endurer est bien cruel?

Je ne sais trop… je ne sais plus. Je crois qu’en effet, je le suis un peu, mais j’aimerais quand même clarifier un peu la situation, principalement pour ceux qui me font ce genre de commentaires… J’apprécie tous les commentaires que je reçois sur le blog, qu’ils soient plus généraux, pour m’appuyer ou pour me dire que j’ai tort. Je suis ouverte à tout et j’apprécie que des débats puissent s’ensuivre. Par contre, il est vrai que d’un point de vue extérieur, la situation peut sembler bien choquante à certaines occasions et c’est là-dessus que j’aimerais apporter quelques précisions.

Premièrement, c’est vrai que je ne pourrai jamais comprendre exactement ce que mon chum vit. Je ne peux que l’imaginer et même là, c’est assez abstrait, car je n’ai jamais été dans ce genre de situation et je ne pourrai jamais vivre et ressentir ce que lui-même vit et ressent, comprendre ce qu’il endure jour après jour. Ça, je l’accorde volontiers. Est-ce que cela fait de moi quelqu’un dénué d’empathie et de compassion? Je ne crois pas, du moins, je ne l’espère pas!

Je sais que mon chum souffre et je sais que c’est une situation qu’il endure depuis si longtemps, trop longtemps même. J’aimerais pouvoir en faire plus pour lui, mais je ne peux que lui apporter mon soutien, mon réconfort et mon appui. Je ne le juge pas et j’essaie de comprendre le plus possible, j’essaie de partager avec lui tout ce qu’il vit et comment il se sent. Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais si je pouvais prendre sa place, je le ferais. Si je pouvais lui enlever cette souffrance, je le ferais sans hésiter. Mais ça, c’est impossible et je ne peux que l’aimer du plus profond de mon être.

Là, j’entends déjà des voix s’élever, me dire que si je voulais en faire plus, je n’aurais qu’à ne pas lui mettre autant de barrières, à le laisser vivre ce qu’il a à vivre sans essayer de le ralentir ou de le restreindre, que je cesse de penser seulement à moi et que je pense plus à lui et à ce qu’il veut.

Sur cet aspect, je crois vraiment que c’est à ce niveau qu’il peut y avoir le plus gros nœud et le plus de commentaires à mon égard et c’est là-dessus que je veux prendre le temps d’expliquer un peu plus ce qu’il en est réellement.

C’est vrai qu’au début, j’étais complètement contre l’idée de l’hormonothérapie et encore plus celle de l’opération. Même l’épilation de la barbe me semblait invraisemblable et c’est vrai que j’ai tout fait pour qu’il n’en arrive pas là.

J’ai évolué depuis 1 an et demi et je ne suis plus du tout fermée à ces idées. La barbe est presque terminée, le torse s’en vient bientôt et je me suis faite à l’idée que mon chum pourrait aller plus loin éventuellement, que ce soit avec les hormones ou encore plus. Je ne dis pas que cela m’enchante, loin de là et je continue à espérer de toutes mes forces qu’on n’en arrive pas là, mais si c’est le cas, je sais que je serai toujours avec mon chum et que je continuerai à l’aimer autant que maintenant. Il faudra certes une grosse période d’adaptation pour chacune des étapes, mais je suis capable de l’envisager et je ne doute pas que cela pourra se faire.

Les gens pourraient alors me demander « Pourquoi plus tard? Cesse de le faire attendre et qu’il commence maintenant! Tu ne peux imaginer à quel point c’est dur de devoir patienter ainsi!».

Sur cette opinion, il y a deux aspects que je veux aborder. Premièrement, notre projet d’avoir des enfants. Je dis bien « notre » et non «  mon » projet d’avoir des enfants. Ce n’est pas moi qui ai tordu un bras à mon chum pour qu’on se décide à avoir des enfants. Dès les premiers mois de notre relation, il m’avait dit à quel point cela lui tenait à cœur et à quel point il souhaitait en avoir, alors même que je n’étais même pas au courant encore de la situation et que lui l’était pourtant déjà depuis longtemps.

On s’en est reparlé souvent, on en a rêvé souvent, mais on n’était pas prêt avant. À ceux qui pourraient nous répondre que cela nous en a pris du temps avant de se décider (7 ans), je répondrais qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais « timing » et que chaque couple est différent. Alors que certains en voudront dès la première année de relation, d’autres prendront 15 ans avant même d’y penser. Le fait d’avoir des enfants, c’est probablement une des décisions les plus importantes qu’un couple peut prendre et il faut s’assurer que c’est ce que les deux veulent vraiment. Il ne faut pas céder aux « normes sociales » ni aux pressions faites par les autres : il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises durées avant de se décider et ceux qui n’en veulent pas non plus, c’est tout aussi correct.

Cet été, c’est mon chum qui a relancé le débat : lui était prêt et à bien y penser, j’étais rendue là moi aussi. C’est devenu notre projet commun, notre rêve et on est tous les deux impatients qu’il se réalise. Malheureusement, la nature décide elle-même et pour certains comme nous, cela peut être plus long avant que cela se produise. Par contre, il est inconcevable, autant pour lui que pour moi, de nous imaginer dans le futur sans avoir au moins un enfant à nos côtés.

Lorsqu’on a abordé officiellement le sujet, on a beaucoup discuté concernant l’éventuelle transition de mon chum. Là-dessus, on était tous les deux d’accord : on voulait vraiment essayer d’avoir des enfants d’une manière naturelle avant tout. On n’est pas fermé à d’autres solutions si cela ne fonctionne pas, mais c’est ce qu’on souhaite le plus et on veut tout faire pour mettre toutes les chances de notre côté. Et je tiens à préciser que ce n’est pas seulement mon souhait, pour satisfaire mon instinct maternel et pour pouvoir connaître l’expérience d’une grossesse, mais c’est bien le souhait également de mon chum.

Il était bien conscient que cela retarderait la transition, car évidemment, s’il commence à prendre des hormones et/ou s’il pense à l’opération, cette option d’avoir des enfants naturellement ne sera plus possible. Il m’a confirmé que pour le moment, il pensait avant tout à avoir des enfants et qu’il ferait tout son possible pour être assez patient le temps qu’il faut. De mon côté, je lui ai affirmé que si jamais c’était trop long et qu’il n’en pouvait vraiment plus d’attendre, on réévaluerait la situation et qu’on pourrait à la place passer à d’autres solutions, comme l’adoption.

Oui, cela doit le faire souffrir d’attendre ainsi, mais je voulais juste préciser que ce n’était pas moi qui l’avait obligé à embarquer dans cette situation, qu’on en avait discuté ensemble et qu’il pourrait y avoir d’autres solutions au besoin.

Ensuite, un dernier point sur le fait qu’il endure ça depuis si longtemps, je tiens juste à préciser que même si mon chum pense à une éventuelle transition, lui-même n’est pas encore décidé et ne sait pas s’il ira plus loin ou non. Il continue d’espérer de ne pas devoir en arriver là. Est-ce seulement pour me faire plaisir, pour éviter de me faire endurer tout ça et pour ne pas me déplaire?

Peut-être, cela se pourrait fort bien même, mais il sait également que je l’aime et que je le suivrai dans ses décisions, peu importe ce qu’elles seront, même si cela risque de ne pas être facile. De plus, avant de me rencontrer, il était bien au courant de sa situation, de ce que ça impliquait et il avait déjà envisagé la transition. Qu’est-ce qui l’empêchait à ce moment d’aller plus loin? Il en avait les moyens financiers, il était seul (donc pas de comptes à rendre à personne ni de compromis à faire) et ses parents étaient déjà quelque peu au courant de la situation. Alors, pourquoi n’a-t-il pas foncé alors que tout aurait été plus facile à ce moment-là? Tout simplement parce qu’il n’était pas décidé, qu’il n’était pas prêt à faire le grand saut et qu’il souhaitait ne pas devoir en arriver là. Surtout, il n’acceptait pas du tout la situation et se refusait d’envisager sérieusement cette possibilité. Et à ce moment, je n’étais pas là pour lui donner inconsciemment mauvaise conscience de me faire endurer tout ça…

Je l’ai rencontré lorsqu’il avait 28 ans et il a vraiment cru être guéri de cette situation en tombant en amour avec moi. Ce n’était pas le cas, bien sûr, mais lorsqu’il s’est rendu compte que cela revenait en force, il aurait très pu décider de ne pas m’en parler. Il aurait pu choisir qu’on se sépare pour une raison ou une autre et décider de vivre sa transition sans l’imposer à personne, bref, il aurait pu décider de vivre sa vie sans avoir à me mêler à tout ça.

Au contraire, il a préféré m’en parler, me confier ce qu’il en était réellement. Il me faisait assez confiance pour aborder toute cette question avec moi, tout en sachant que cela aurait pu signifier la fin de notre relation. Mais ce n’était pas ce qu’il souhaitait, bien entendu, car sinon, il aurait pu rompre de lui-même. Il voulait qu’on continue ensemble et il a pris un risque énorme à ce moment.

J’ai accepté la situation et je ne me suis pas enfuie à toutes jambes comme cela a été le cas pour bien d’autres personnes. Il est très heureux qu’on soit toujours ensemble et moi aussi, bien évidemment! On est là l’un pour l’autre, on s’aime toujours plus, on se soutient, on se réconforte, on se donne de la force mutuellement et on est deux pour traverser les périodes difficiles.

Mais cela comporte également un revers à la médaille, c’est-à-dire qu’en étant ensemble, c’est accepter de vivre cette situation à deux, accepter de faire tous les deux des compromis, accepter que cela n’aille pas aussi vite ou pas assez lentement qu’on l’aurait voulu, accepter que tout n’aille pas nécessairement comme on l’aurait souhaité, accepté qu’il y ait des bons et des moins bons moments à traverser ensemble, accepter qu’il faut souvent discuter et expliquer car l’autre ne partage pas nécessairement notre point de vue, etc.

Tous les couples, question trans ou non, passent par là. Vivre à deux, c’est merveilleux, mais ça ne sera jamais aussi simple que de vivre seul, et ce, sur tous les plans de la vie.

On est ensemble et je veux qu’on avance ensemble, mais surtout dans la même direction  et au même rythme. Cela lui demande des efforts, mais je considère que j’en fais également, même si cela peut sembler bien minime pour certaines personnes. Ce n’est pas nécessairement facile pour lui, mais pour moi non plus, mais on s’aime et c’est la voie qu’on a décidé tous les deux de prendre et on est bien avec notre décision.

Et même, il l’avoue carrément que c’est avec moi et grâce à moi qu’il a réussi à avancer et commencer à accepter le tout.

Bref, tout ça pour dire que même si je lui donnais le « go » demain matin, je ne suis pas sûre qu’il sauterait sur l’occasion dès maintenant, car je ne crois pas qu’il soit complètement décidé encore.

Pour ceux qui pourraient penser que cela fait bien longtemps et qu’il devrait normalement savoir ce qu’il veut, je répondrais que ce n’est pas aussi simple. Si pour certaines personnes, l’évidence de la transition était présente dès le plus jeune âge, d’autres prendront des années pour y penser, d’autres encore n’arriveront jamais à prendre de décision et il n’y a pas de bon ou de mauvais âge pour entreprendre une transition. Mon chum a presque 36 ans et pour certains, cela semble énorme qu’il ait attendu tout ce temps, alors que d’autres n’entameront leur transition que dans la quarantaine et même la cinquantaine. Chaque personne est différente, chaque personne a sa vie à vivre et ses décisions à prendre et l’important, c’est d’être bien avec nos choix, peu importe si cela correspond à ce que les autres s’attendent de nous ou non.

En attendant, je l’avoue, j’espère toujours que cela n’ira pas plus loin. J’espère que cela va fonctionner rapidement pour qu’on ait des enfants et j’espère secrètement qu’il ne se décidera pas ensuite. Est-ce que cela fait de moi un monstre empli d’égocentrisme et d’ingratitude? J’espère que non, mais je ne peux pas empêcher les autres de le croire ou de me juger sur ce genre de pensées et par rapport à mes opinions.

Je ne l’empêcherai pas de vivre ce qu’il a à vivre. Je serai toujours à ses côtés, ou au moins tant qu’il voudra bien de moi. On a des projets communs, on a une certaine vision de notre futur qui nous attend, mais chacun doit y trouver sa voie et prendre le temps d’y aller à son rythme. Je peux imaginer ce qu’il peut endurer au quotidien, mais je crois qu’il arrive aussi à imaginer ce que moi j’endure au quotidien. Je ne veux pas tirer trop de mon bord, mais je ne veux pas qu’il tire trop du sien non plus. On s’entend là-dessus et on est en ce moment bien tous les deux avec notre mode de vie, nos choix et nos décisions. Je ne dis pas que c’est facile et cela comporte de nombreux compromis de part et d’autre, mais on est conscient de tout ça et on est consentant tous les deux pour vivre comme on le fait en ce moment, n’en déplaise aux autres qui nous regardent vivre ainsi.

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21 mars 2011

Réconciliation... et illumination!

Enfin, mon chum et moi avons réussi à se parler. On s’est expliqué, on s’est excusé et on a recommencé à sourire tous les deux. Je ne dis pas que tout est réglé, mais je recommence à retrouver mon chum et on recommence à avoir de la joie et de la tendresse entre nous deux!

Cela fait tellement de bien! Je recommence à voir le soleil et je dois avouer que j’en avais bien besoin! Il a lu mon blog et cela lui a permis de comprendre bien des choses. Il m’a écrit un message et il m’a montré son blog (dont il s’est très peu servi, mais qui avait quand même plusieurs messages) et moi aussi, cela m’a permis de comprendre bien des choses. On s’est parlé calmement, il m’a expliqué son point de vue (même s’il ne comprend pas lui-même toutes ses réactions et toutes mes réactions) et je lui ai expliqué aussi ce que j’avais vécu ces dernières semaines.

Cela fait vraiment tout un poids qui vient de s’enlever et je ne doute pas que cela va recommencer à aller de mieux en mieux entre nous deux. Notre amour est fort et on va continuer à s’aimer toujours plus!

Lorsqu’il m’a fait lire les anciens messages de son blog, cela m’a vraiment beaucoup touchée. C’était bien sûr assez sombre à lire et cela remontait jusqu’à quelques semaines avant qu’il me parle de sa dysphorie de genre. Cela n’allait plus du tout pour lui et même s’il n’y avait rien que je ne savais pas déjà, cela m’a beaucoup émue de le lire ainsi, de pouvoir mettre des mots sur ce qu’il vivait et comment il voyait les choses à ce moment.

Cela m’a également touchée, car il parlait souvent de moi dans ses messages… à quel point il m’aimait, à quel point il ne voulait pas me faire de mal, à quel point il avait besoin de moi, à quel point il s’inquiétait pour moi, etc. Cela m’a vraiment mise toute à l’envers de le lire ainsi, car je crois que je ne m’imaginais pas à quel point j’avais tenu une place d’importance dans ses moins bons moments.

Il y a quelque chose qui m’a aussi mise toute à l’envers. Dans un de ses premiers messages, il était écrit à quel point il n’en revenait pas d’être tombé sur une femme aussi joyeuse, aussi patiente, aussi douce, qui aimait tout le temps rire, avec un regard pétillant de joie, qui s’amusait de tout et de rien, toujours de bonne humeur et qui faisait « de la magie » dans le cœur des gens.

Je me suis mise à pleurer en lisant ça, car même s’il me l’a dit souvent, je réalise que j’ai bien changé depuis ce temps. J’aime toujours autant la vie et je suis toujours aussi passionnée, j’aime rire et m’amuser… mais il me semble qu’il y a plus de mauvais moments qu’avant. Qu’entre chaque rire, il y a aussi des larmes maintenant et bien souvent des inquiétudes et des mauvaises humeurs. J’ai l’impression de m’être un peu aigrie depuis le temps.

En prenant compte de ce changement assez marquant, la première pensée qui m’est venue à l’esprit, c’est la peur qu’il se tanne de moi n’étant plus celle qu’il a connue au tout début.

Puis, quand ce petit moment de panique a retombé, j’ai commencé à me poser la question à savoir qu’est-ce qui avait provoqué ce changement et j’avoue que cela fait plusieurs  jours que ça me trotte dans la tête.

Premièrement, étais-je si joyeuse que ça avant ou bien n’était-ce qu’une apparence? Dans le jour, c’est vrai que je riais et tout le monde appréciait ma bonne humeur. Oui, j’étais à ce point joyeuse… Mais au fond de moi, je crois que j’ai toujours eu une certaine détresse. Le soir venu, alors que j’étais enfant, ado ou même jeune femme et même quand j’avais commencé à sortir avec mon chum, je ne compte plus le nombre de soirs où je m’endormais en pleurant, où j’avais une sorte de mélancolie et de désespoir qui m’envahissaient au moment de me coucher. Combien de fois ai-je mis des heures à m’endormir, tant je pleurais et tellement je voyais tout en noir. Pourquoi? Je ne sais trop, parfois, il n’y avait même pas de raisons précises, j’étais tout simplement triste et j’avais un « vague à l’âme » indescriptible.

Mais ces émotions, personne n’était au courant, sinon mon ours en peluche qui était mon seul et unique confident. Cela ne paraissait jamais durant le jour, je crois même que personne n’aurait pu se douter de tout ça. Cela avait toujours été mon secret, que je n’ai jamais partagé avec personne et je faisais bien attention que ça ne paraisse jamais dans le jour.

Cela a toujours été et même quand j’ai commencé à sortir avec mon chum, alors que je commençais la plus belle et la plus heureuse période de ma vie, cela arrivait encore régulièrement, sans raisons particulières. Lorsqu’on a aménagé ensemble, j’avais toujours ce besoin de pleurer le soir, mais cela était devenu plus difficile de le faire incognito et secrètement. On se couchait ensemble, on s’endormait ensemble et on passait la majeure partie de nos moments ensemble.

Je crois que c’est à ce moment que mon ours en peluche a perdu son titre de confident et c’est mon chum qui a repris ce rôle un peu par la force des choses. Je ne pouvais plus lui cacher mes états d’âme, alors, aussi bien me confier puisqu’il allait me voir dans cet état de toute manière.

Peu à peu, cela arrivait de plus en plus souvent et de moins en moins uniquement les soirs. Je n’avais plus à me cacher, je n’avais plus à refouler ces émotions jusqu’au « bon moment » : mon chum était là et je pouvais me laisser aller en toute honnêteté et en toute confiance.

Je crois, avec du recul, que ces émotions, bien souvent sans explications, ont peut-être fini par prendre trop d’ampleur, trop de place. Mon chum ne s’en plaindra jamais, mais j’imagine que cela a pu devenir lourd à la longue et je suis certaine qu’il s’ennuie de sa blonde qui avait toujours le sourire avant.

Je crois qu’il faudrait vraiment que j’apprenne à faire la part des choses, réapprendre à ne pas laisser sortir toutes mes émotions au fur et à mesure. Retrouver un juste milieu et recommencer à sourire plus, à profiter plus de la vie et à moins m’inquiéter. Je crois que je ne m’en porterais que mieux… et mon chum aussi!

De plus, j’ai réalisé avec tout ça un autre de mes défauts qui prend de plus en plus de place et qu’il faudrait que je corrige sérieusement. J’ai toujours été très protectrice, d’une nature assez inquiète et je ne doute pas que lorsque j’aurai des enfants, je serai assurément une mère-poule d’une manière assez extrême!

J’ai deux jeunes sœurs et lorsque j’étais encore chez mes parents, j’ai grandi en m’occupant d’elles, en veillant à ce que tout soit correct et qu’elles ne manquent de rien, j’étais toujours inquiète à ce qui pourrait leur arriver, bref, je les couvais presque comme une mère.

Mes sœurs ont vieilli, je n’habite plus chez mes parents… mais ce côté ultra-protecteur est demeuré et à défaut de quelqu’un d’autre, cela est retombé sur la personne que j’aime le plus… mon chum.

Je me rends compte que je suis grugée d’inquiétudes et que cela arrive de plus en plus souvent. Je m’inquiète pour des détails insignifiants, je ne peux m’empêcher de lui donner régulièrement des conseils un peu simples, à la manière d’une mère protégeant son enfant… et je ne peux m’empêcher non plus de lui passer certains commentaires et critiques.

Je réalise que mon chum a été et est toujours extrêmement patient envers moi, car je ne sais pas si j’aurais pu endurer tout ça aussi longtemps si les rôles avaient été inversés.

Au contraire, malgré mes étourderies, mes niaiseries et mes décisions parfois douteuses, mon chum m’a toujours laissé entière liberté. Il ne me passe jamais de commentaires, ne me reprend jamais et il m’aime pour ce que je suis, incluant mes défauts et mes petites manies qui doivent bien l’agacer. Surtout, il me voit telle que je suis, c’est-à-dire sa blonde et comme une adulte responsable, capable de prendre ses propres décisions.

Je l’aime également comme il est, mais j’avoue que de plus en plus, j’accroche sur des petits détails et à la longue, tous ces petits détails finissent par tomber sur les nerfs. Je m’inquiète pour bien des situations alors que je n’aurais pas raisons d’être dans cet état et à la longue, toutes ces inquiétudes finissent par gruger un peu mon moral et ma bonne humeur.

Les premières années de notre relation, je ne m’en faisais pas autant, je ne m’inquiétais pas autant, je ne m’attardais pas à tous ces détails insignifiants et je le laissais vivre, je lui laissais sa liberté. Cela peut peut-être également expliquer le fait que j’étais plus joyeuse, que je souriais plus et que j’étais en général presque toujours de bonne humeur. Cela finit par user la bonne humeur que de toujours être sur le qui-vive, de toujours penser à ces détails qui accrochent et de toujours avoir de petites inquiétudes derrière la tête.

Bien sûr, au début de notre relation et les premières années qu’on a passées ensemble, il n’avait pas été question non plus du sujet trans. Qu’on le veuille ou non, c’est le genre d’annonce qui bouleverse une vie, qui fait beaucoup réfléchir et qui a peut-être assombri un peu ma bonne humeur et ma joie de vivre.

Il y a aussi eu ce fameux soir où je suis entrée à la maison et où mon chum était à l’hôpital. Je crois que je ne m’en suis jamais complètement remise de cette situation et de l’inquiétude que cela avait causée. Je n’avais pas autant d’inquiétudes avant, mais après, il y a eu un déclic qui s’est fait et toujours cette même petite voix qui me répète inlassablement « C’est arrivé une fois, qu’est-ce qui te prouve que cela ne pourrait pas arriver de nouveau? Il disait que ça allait bien et tu n’as rien vu venir, qu’est-ce qui te dit que ce n’est pas la même chose qui est en train de se reproduire?».

C’est sûr que la vie ne sera plus jamais comme avant et que la question trans a pris une certaine place dans ma vie et dans mes pensées. C’est sûr que je m’inquiète pour mon chum et que j’ai toujours cette peur qui lui arrive quelque chose… comme pour n’importe quelle personne qui pense aux êtres qui lui sont chers!

Mais cela n’en demeure pas moins que j’ai décidé de rester avec mon chum et qu’avant tout, je l’aime plus que tout, quoiqu’il advienne par la suite. Bien sûr, je ne peux pas faire comme si la situation n’existait pas et je ne peux pas non plus oublier toutes les inquiétudes pour l’avenir que cela amène.

Mais il y a moyen de faire la part des choses! Je suis sa blonde et non sa mère! De toute manière, je ne veux pas tenir ce rôle et j’ai l’impression que c’est de plus en plus le cas, que j’ai dû mal à faire la part des choses! Je l’aime pour ce qu’il est, je ne veux pas passer mon temps à tenter de le reprendre et à lui passer des commentaires. C’est un adulte, qui a même une plus grande expérience de vie que moi étant plus vieux de quelques années que moi, qui a traversé de nombreuses étapes et épreuves, alors, il est bien capable de prendre ses propres décisions au quotidien et d’en assumer les conséquences!

Je ne dis pas que je vais réussir tout de suite, mais je compte bien réussir à lâcher prise et ne plus accorder autant d’importance à tous ces détails insignifiants. Avant, je l’acceptais malgré tous ses petits défauts, je l’aimais tel qu’il était et je ne m’inquiétais pas plus que ça pour lui. Je l’ai toujours aimé pour ce qu’il est et comme je ne passais pas mon temps à passer pleins de commentaires et à vouloir changer ses petites habitudes, on profitait plus de la vie, des moments qu’on était ensemble et on était plus heureux tous les deux, du moins, je le crois.

Je veux me concentrer sur ce qui en vaut vraiment la peine et lui laisser la liberté de toutes ces petites choses que je ne cesse de critiquer et qui ne cessent de m’accrocher.

Tout ce qui concerne la question trans, notre avenir, nos projets, nos futurs enfants, je tiens vraiment à ce que tout se fasse à deux, se décide à deux et se réalise à deux, en cheminant ensemble et au même rythme. Mais pour tout le restant, il serait grand temps que je retrouve ma bonne humeur et que je cesse de m’attarder à des pacodilles!

Je suis certaine que non seulement cela allégera mon esprit, mais que cela m’aidera à retrouver ma bonne humeur et le sourire qui ont fait craqué mon chum dès nos premiers instants.

Cela semble peut-être un peu stupide et un peu simple comme raisonnement, mais j’avoue en toute honnêteté que je n’avais pas fait tous ces liens et que je ne m’étais pas rendue compte de tout ça avant de lire les messages sur le blog de mon chum.

Cela a vraiment eu l’effet d’un déclic et d’une illumination et je réalise vraiment que mon chum est plus que patient et que je lui en fais décidément voir de toutes les couleurs bien souvent! Cela me prouve aussi à quel point qu’il m’aime, car avec tout ce que je lui fais endurer, ça en prend de l’amour pour passer au travers de tout ça!

Je suis contente que notre mauvaise passe soit en train de s’estomper, mais elle n’a pas eu que des mauvais côtés. Cela m’a fait prendre conscience de plusieurs de mes défauts et je compte bien mettre les efforts qu’il faut pour réussir à les changer petit à petit! Car j’aime mon chum pour ce qu’il est et je veux qu’il continue à m’aimer comme je suis!

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13 mars 2011

Bof...

Un petit mot qui en dit long en ce moment. « Bof », c’est comment je me sens ces temps-ci. « Bof », c’est comment cela se passe à ma job ces temps-ci. « Bof », c’est comment cela se passe avec ma famille ces derniers temps. « Bof », c’est comment cela se passe avec mon chum depuis un certain moment…

Avant tout, je tiens juste à préciser que je suis dans un moment un peu plus déprimé que d’habitude. Ce n’est pas si pire que cela en a l’air et ne vous inquiétez pas, j’ai juste le moral un peu plus à terre, mais il n’y a rien de grave. J’ai des bonnes et moins bonnes journées ces temps-ci et comme hier soir, cela été un peu moins bon, je sens que je suis un peu plus down que d’habitude, mais il n’y a pas lieu de s’alarmer… Je sens par contre que ce sera un long message un peu sombre, où j’ai un besoin urgent de me défouler et de me vider un peu le cœur et l’esprit. Comme cela n’a aucunement rapport avec la question trans, vous pouvez sauter ce message sans problème… et je vais revenir sous peu avec des messages plus appropriés à ce blog!

Disons que je suis dans une mauvaise passe, où j’ai l’impression que tout va mal, ou plutôt, que tout est sombre pour moi et autour de moi. Il me semble que je n’ai plus le goût de rien, que je passerais mes journées au lit et/ou à regarder la télévision et il me semble que tous nos projets ont l’air bien gros et bien infranchissables…

Est-ce à cause de ce que mon chum m’a annoncé (le fait qu’il était prêt en parler aux autres) il y a quelques semaines qui a tout déclenché ça? Je ne crois pas. C’est sûr que cela n’a pas dû aider dans mon cas, mais je réalise que cela fait plus longtemps que ça que j’ai le moral ainsi, que j’ai des sautes d’humeur remarquables et que je suis démotivée comme ça. Par contre, je crois que tant que ça allait bien avec mon chum, je m’en rendais moins compte, c’était mon coussin, mon support, mon réconfort, et je passais au travers sans trop de difficulté, car le plus important allait bien. Ces derniers temps, c’est vraiment difficile avec mon chum et des chicanes pointent à l’horizon bien souvent pour des détails insignifiants, ce qui n’arrivait jamais avant. Tout nous impatiente et chaque niaiserie nous fait bondir tous les deux. Le climat est plutôt explosif et je crois que c’est ce qui fait que je me rends compte de toute la noirceur de mon moral ces temps-ci.

Faisons le tour de ce qui m’assomme ainsi, peut-être que cela me fera du bien et me permettra de relativiser un peu.

Côté famille
Cela va en général assez bien, mais il arrive souvent que le climat soit plus tendu que d’ordinaire. Mes sœurs ont de la difficulté avec leurs études et une se cherche désespérément un emploi, ce qui crée des tensions assez grandes entre elles et mes parents (ma mère surtout). Une de mes sœurs est devenue complètement impatiente et « saute une coche » pour le moindre détail. Mon père s’est blessé à la jambe dernièrement et chaque fois que je le vois boiter, je m’inquiète. Ma mère est en guerre ouverte avec ses sœurs pour d’anciennes histoires de famille, et malgré qu’une vient d’apprendre qu’elle a le cancer, cela n’a pas arrangé du tout les choses, même au contraire, ce qui nous place dans une fâcheuse situation mes sœurs et moi, entre notre inquiétude pour notre tante et ce conflit avec ma mère. Bref, je suis toujours contente de les voir et d’aller souper avec eux, mais ce n’est pas là que j’y trouve du réconfort bien souvent et comme je suis moi-même bof, cela n’aide pas non plus la situation.

Côté job
J’adore ma job, ça, il n’y a pas un doute à avoir là-dessus et c’est déjà un gros avantage que plusieurs n’ont pas la chance de connaître. Par contre, depuis quelques mois, la pression est devenue énorme et je n’en peux plus de voir les piles s’accumuler sans avoir le temps de tout faire, je n’en peux plus que ma patronne m’arrive continuellement avec de nouvelles tâches à faire rapidement et je n’en peux plus de courir tout le temps. C’est encore beau que je tienne mon bout et que rien du tout n’entre chez-moi, contrairement à certaines autres de mes collègues. Mais n’empêche, même si je réagis bien à la pression normalement, là, j’avoue que cela en est épuisant.

De plus, je suis engagée à contrat. Comme chaque année, la période du mois de mars est toujours stressante, car je ne sais pas encore si au 1er avril, j’aurai encore une job ou non. Ce ne sont pas les tâches qui manquent ni la volonté de l’équipe et de ma patronne de me garder, mais c’est simplement une question de budget. J’essaie de ne pas trop m’inquiéter encore, mais il me semble qu’il serait grand temps que je le sache…

Pour continuer, toujours concernant ma job, le bâtiment est en pleines rénovations. Comme on est dans le sous-sol, toute la base des travaux se situe où je suis. Cela fait des mois (depuis octobre pour être exacte) que des bruits de fond (parfois assez forts pour qu’on n’entende pas la personne qui nous parle au téléphone) se font entendre sans arrêt, 7 heures par jour. Il y a des travaux à l’extérieur, mais comme on est collé sur le mur extérieur et dans le sous-sol en plus, on entend continuellement les marteaux-piqueurs, les camions qui reculent et déversent leur chargement et on ressent toutes les vibrations dans le plancher et dans les murs. Il y a aussi des travaux à l’étage juste au-dessus de nous, ce qui fait qu’on a toujours l’impression qu’un éléphant nous marche sur la tête : chariot métallique qui roule au-dessus de nous, marteaux, outils électriques, soudure, tout se passe comme si on y était. En plus, avec toutes les vibrations que cela provoque, il n’est pas rare qu’une tuile de plafond nous tombe dessus et que de la poussière dégringole sur nos espaces de travail d’une manière continue. Et comme si ce n’était pas assez, il y a aussi des travaux à notre étage, dans nos locaux même. Sans parler des bruits, du cas d’amiante et des dégâts d’eau qu’il y a eu, je n’en peux plus qu’il y ait des outils et des échelles qui traînent partout où on travaille, je n’en peux plus de devoir contourner ces hommes à casque pour aller chercher quelque chose et en revenir, je n’en peux plus de devoir continuellement changer d’ordinateur car les travaux se passent où je suis exactement, je n’en peux plus de voir des trous dans les murs et planchers, des fils qui pendent, des bouts de planchers défoncés et des tuiles de plafond enlevées, je n’en peux plus que des nuages de poussière nous tombe dessus à chaque fois qu’une tuile du plafond suspendu doit être enlevé, je n’en peux plus que nos chaises et nos bureaux soient recouverts de morceaux divers et de saletés, je n’en peux plus de respirer toute cette poussière et ces odeurs qui me donnent mal à la tête, je n’en peux plus de voir nos usagers fuir notre lieu de travail… bref, je n’en peux plus de tous ces travaux et cela me tape sérieusement sur le système!

Bref, depuis plusieurs semaines, ma job me vide complètement et j’ai bien hâte que cela redevienne un peu plus tranquille.

Côté physique
Est-ce à cause de toutes ces émotions ou bien est-ce à cause d’une situation indépendante, je l’ignore, mais chose certaine, mon dos ne me ménage pas depuis quelques temps. J’ai déjà eu des gros problèmes de dos il y a deux ans et cela n’est jamais complètement parti, mais il me semble que ces derniers mois, cela augmente petit à petit. Cela est très endurable et ce n’est même pas comparable avec avant, mais il n’en demeure pas moins que j’ai toujours ce petit inconfort qui est là en permanence. Il y a des jours où cela augmente plus que d’autres, mais sinon, cela ne m’empêche pas de faire quoique ce soit, mais cela devient agaçant de toujours devoir endurer ça, de toujours avoir cette petite douleur qui reste quoique je fasse.

Il y a aussi par rapport à notre projet d’avoir des enfants. J’essaie de mettre toutes les chances de notre côté et je fais attention à tout ce que je peux, tout en continuant à me renseigner beaucoup sur le sujet. C’est sûr que cela joue également sur le moral que cela ne fonctionne pas mois après mois, mais en plus, j’ai de bonnes raisons maintenant de croire que le problème serait probablement de mon côté. Si c’est ce que je pense, mon médecin devrait bien le trouver à mon prochain rendez-vous en juin et si c’est le cas, j’aurai probablement droit à un médicament qui aiderait à régler la situation. Je suis prête à tout pour que notre projet d’avoir un enfant fonctionne, mais j’avoue que je sais les effets secondaires que ce genre de médicament peut avoir et cela ne me tente pas vraiment… Sans parler que si le médicament ne fonctionne pas, il pourrait être question d’une petite opération et cela me tente encore moins… Mais bon, je verrai une fois rendue là!

Bien sûr, qui dit enfant dit « faire l’amour » une fois par mois. Cela me manque qu’on ne le fasse plus aussi souvent qu’avant, mais je me suis faite à l’idée et c’est un compromis que je suis capable d’endurer. Tout ce que je demande, c’est que quand on le fait, la qualité et la tendresse soit au rendez-vous. Ces derniers temps, c’est devenu très planifié et il n’y a plus de place pour la spontanéité, mais cela reste quand même très bien et très romantique, ce qui me convient. Mais j’avoue qu’il y a des périodes où cela me manque plus et cela gruge parfois un peu mon moral. Au moins, habituellement, je me contente de coller mon chum, je me contente qu’on se serre dans nos bras et qu’on se fasse des câlins, mais ces temps-ci, il semble plus distant même à ce niveau. Combien de fois n’ai-je pas eu droit à une grosse accolade lorsque j’arrive de travailler ou que cela ne lui tente juste pas qu’on se blottisse l’un contre l’autre en regardant la télévision ou en s’endormant? Je sais que ce n’est que temporaire et qu’il s’agit en fait de détails passagers, mais j’avoue qu’il y a des moments où je trouve ça plus dur que d’autres et où toutes ces petites attentions me manquent vraiment cruellement.

J’essaie aussi de faire attention à ce que je mange, car j’aimerais perdre un peu de poids. Avant, je m’entraînais régulièrement, mais j’avoue que depuis plusieurs mois déjà, cela ne me tente juste pas. En fait, oui, cela me manque vraiment beaucoup et je le ressens, j’aimerais recommencer à m’entraîner comme avant, mais je suis si fatiguée en ce moment et je ne me vois pas recommencer à me lever à 4h régulièrement pour aller nager ou courir comme avant, alors que je ne dors pas très bien ces temps-ci et que j’aurais juste le goût de dormir et encore dormir. J’essaie donc de me reprendre pour le moment côté bouffe… et à mon grand désarroi, cela semble avoir l’effet opposé, car mes pantalons me font de plus en plus serrés! J’avoue que je suis un peu prise au dépourvu et je commence sérieusement à envisager d’aller voir une diététicienne… mais bon, cela fait encore une chose de plus à penser, à planifier… et à payer!

Côté financier
Sur le plan financier, j’avoue que depuis le temps des Fêtes, c’est un peu plus difficile pour moi. Mon chum m’a proposé de m’aider, mais je suis bien trop orgueilleuse pour accepter ses offres, surtout pour tout ce qui touche à l’argent : ce sont mes dépenses, j’ai peut-être exagéré un peu, mais j’assume et je vais réussir seule à me débarrasser de ce problème. Je fais même un peu plus d’heures à ma job pour un mois pour me donner un coup de main là-dedans, même si j’avoue que ces heures en plus ne sont pas nécessairement les bienvenues pour les raisons nommées plus haut…

C’est un peu déprimant, mais ça va et j’essaie d’être plus sage dans mes dépenses. Par contre, de voir mon chum ne pas arrêter de se payer ce qui lui tente au moment qui lui tente, alors que c’est principalement des gadgets et du superflu, j’avoue que cela finit par me tomber un peu sur les nerfs…

Côté stress
Je continue mes cours de conduite. J’ai passé un des premiers examens, ce dont je suis bien fière. Par contre, même si cela semble banal pour la plupart des gens, pour moi, c’est un poids et un stress énorme et chaque cours à venir occupe une place très importante dans mon esprit, et ce, pendant plusieurs jours.

Notre projet de rénover notre cave avance aussi petit à petit. Le plafond suspendu sera installé sous peu, ce qui marquera une étape majeure et très importante. Cela va enlever une grosse partie de ce qui reste à faire, mais j’avoue que tant que la peinture et le plancher ne seront pas terminés, cela va continuer à me stresser et j’ai dû mal à nous imaginer réussir à passer à travers tout ça.

Notre projet pour notre petit voyage en mai avance bien également. Mais cela représente beaucoup de stress également, car non seulement toutes les communications sont en anglais, mais en plus, la compagnie n’est peut-être pas la plus fiable qui soit. On le savait et on était conscient du certain risque que cela représentait et on a décidé ensemble de poursuivre dans cette voie. Maintenant qu’on en arrive à l’étape des réservations finales et de l’achat des billets d’avion, je ne peux qu’espérer que tout se passe pour le mieux. J’ai vraiment très hâte à ce voyage… mais pour le moment, j’ai surtout hâte de constater qu’il n’y a pas eu d’imprévu! Je serai soulagée lorsqu’on y sera et lorsque j’aurai la preuve qu’on ne s’est pas fait avoir!

Côté amies
J’arrive à voir en général chacune de mes amies une fois par mois. Je suis toujours heureuse de les voir et nos soirées ensemble se passent bien, mais chacune a ses propres problèmes en ce moment. La première ne pense qu’à son estime de soi et à son poids, assez que cela en devient presque une obsession et que presque toutes ses conversations tournent autour de ça. La deuxième a des problèmes à sa job et des problèmes financiers, alors, avec elle aussi, nos conversations tournent toujours autours de ces sujets. La troisième essaie de tomber enceinte par insémination artificielle et est bien découragée que cela ne fonctionne pas, et elle est tout aussi découragée de ses nombreux échecs avec les gars, ce qui fait qu’elle est un peu déprimée également ces temps-ci. Finalement, la quatrième est plus loin, je la vois moins souvent et je ne me vois pas lui parler de tout ça par simples courriels. Bref, je suis bien contente de les voir, mais j’avoue que c’est un peu manqué si c’était dans le but de me changer les idées!

Côté relation avec mon chum
Voilà où j’en étais jusqu’à il y a quelques semaines. Pas très joyeux, mais cela allait quand même, principalement car tout allait parfaitement bien avec mon chum. C’était ma raison d’être de bonne humeur, cela me faisait oublier tous mes problèmes, j’étais bien avec lui et chaque moment qu’on passait ensemble était merveilleux. J’avais des petits papillons dans le ventre chaque fois que je venais le retrouver et peu importe la journée que j’avais pu passer, je savais que le moment qu’on allait passer ensemble serait joyeux et qu’il allait effacer tout le reste. Lui, de son côté, tout semblait bien aller également et j’avoue que la question trans s’était même éclipsée de mon esprit pendant un petit moment.

Lorsqu’il m’a fait son annonce, comme quoi il serait prêt à parler de sa situation aux autres, c’est sûr que cela m’a donné un coup et je ne m’attendais pas à ça du tout, mais il me disait tellement qu’il était prêt à m’attendre, que tout allait bien pour lui et qu’il n’y avait pas de problème. Il semblait complètement en paix avec lui-même, il semblait plus heureux que depuis bien longtemps et il disait que je pouvais prendre le temps qu’il faut pour réfléchir à la question et qu’il serait là pour moi. Sur le coup, j’avoue que cela m’a rassurée et je n’ai pas trop paniqué. Je me suis dit que j’allais prendre le temps de bien réfléchir à tout ça… mais pour le moment, je n’ai pas vraiment pu encore, car il y a eu pleins d’autres choses depuis.

Le lendemain de cette annonce, comme je le mentionnais dans mon dernier message, la journée a été très difficile et en fin de soirée, il a paniqué. Cela s’était replacé, mais tout a changé ensuite et j’avoue que j’ai encore du mal à tout comprendre et surtout à savoir où il s’en va comme ça. Cette nouvelle a été un choc pour moi, mais les jours suivants et la réaction de mon chum ont été un choc encore plus grand et surtout un choc auquel je ne m’attendais pas du tout.

Dès le lendemain de ces évènements, mon chum n’a pas arrêté de me parler à quel point il aurait besoin d’être seul, à quel point il aimerait aller passer plusieurs jours loin de moi dans la nature, à quel point il avait besoin de se ressourcer.

Ses parents ont un magnifique chalet et ils vont l’ouvrir probablement à la mi-avril. Il s’est que je ne l’ai jamais empêché d’aller y faire un tour et cela a toujours été le summum pour lui. D’ailleurs, j’aime bien aller passer une partie de mes vacances d’été là-bas avec lui.

Mais là, ce n’était pas de ça dont il me parlait. Cela devenait presque une obsession et il tentait de trouver par tous les moyens quelque chose d’autre, rapidement. Il pensait se payer une fin de semaine quelque part d’ici une semaine ou deux. Il pensait aller dans une « retraite fermée » pour quelques jours. Il regardait si des groupes s’organisaient pour aller dans un endroit qui lui conviendrait.

C’était trop gros, trop soudain et il y avait trop d’impatience, je n’arrivais pas du tout à comprendre cet empressement surgit de nulle part à fuir je-ne-sais-quoi (moi peut-être?). J’avoue que je n’étais pas très chaude à l’idée et nos conversations à ce sujet ont souvent dégénéré. Il ne cessait de me répéter à quel point il en avait besoin tout de suite, à quel point il voulait être seul, à quel point ça pressait.

Tous les jours, nos conversations ne tournaient qu’autour de ça et même, lorsqu’il a été voir sa psy, il n’a même pas pensé de lui parler de l’annonce si importante qu’il m’avait faite : toute la séance a tourné autours de ce besoin irrépressible de partir loin en nature et maintenant. Cela m’a quelque peu fâchée, car il avait tellement paniqué le lundi de cette semaine-là et vite, il avait tout fait pour avoir un rendez-vous avec sa psy, pour finalement ne pas lui en parler du tout? Décidément, je comprenais de moins en moins et je me suis impatientée à plusieurs reprises.

Il avait trouvé un petit groupe qui partait justement en fin de semaine. Il m’en a parlé à tous les jours et comme je me suis dit que je n’aurais pas la paix avec ça tant qu’il n’aurait pas fait son fameux séjour loin de moi, j’ai commencé, avec réticence, à accepter et à m’intéresser à son projet. Je lui ai posé des questions sur les détails et quand je lui ai même proposé d’aller le reconduire le matin du départ, cela a dérapé et il a recommencé à me dire qu’il préférait être seul, qu’il préférerait que je ne l’appelle pas trop, que ce serait juste quelques jours.  Finalement, avec toutes les questions que j’ai posé sur l’organisation et auxquelles il n’avait pas pensé (par exemple : s’il pleut, tu feras quoi? vas-tu être seul ou plusieurs par chambre? quel est le prix? …), il a préféré laisser faire, alors que je venais de lui donner mon accord plein et entier et justement comme je me disais que ça me ferait peut-être du bien à moi aussi de passer un petit moment seule. Il m’a finalement dit qu’il préférait passer la fin de semaine avec moi, ce que j’ai beaucoup apprécié, mais ce qui n’a pas empêché les conversations suivantes d’avoir lieu…

Il s’est mis à transformer son plan de partir quelques jours seul d’une autre manière : il a été marcher des heures et des heures durant une tempête de neige. Je n’ai rien contre le fait qu’il marche, loin de là, mais là, il avait choisi une des pires journées, où la poudrerie était au rendez-vous, ainsi que la glace sur les trottoirs et le froid. Surtout que la veille, il n’avait pas arrêté de me répéter qu’il était épuisé et qu’il ne pensait qu’à dormir. À son retour, je ne sais plus combien de fois il m’a répété que cela avait fait du bien et à quel point il faisait bon marcher seul ainsi, alors que moi, toutes les fois où je lui propose qu’on aille marcher, ça ne lui tente pas du tout.

La même chose s’est produite pour les repas au restaurant : deux fois, on s’est rejoint à Montréal et comme c’est rare qu’il y va, on aime bien en général en profiter pour essayer un nouveau restaurant, mais ces deux fois-là, ça ne lui tentait juste pas. Pas de problème… sauf que dès le lendemain, il en profitait pour prendre deux repas de suite au restaurant alors que je n’étais pas là.

Du jour au lendemain, sans m’en parler, il a pris la décision de prendre maintenant de tous petits soupers. À priori, je n’ai rien contre et qu’il veuille faire attention à ce qu’il mange, et même je trouve ça vraiment très bien (surtout qu’il commence à voir des résultats concrets), mais le souper est quand même un des moments les plus importants qu’on passe ensemble et il me semble que cela aurait été la moindre des choses qu’il m’en parle avant de mettre son plan en application. Je suis restée un peu surprise, quand deux jours de suite, je suis arrivée du travail et en lui proposant de préparer tel ou tel souper, qu’il me réponde « Fais ce que tu veux, je ne suis pas certain de manger, je me suis arrangé pour ne pas avoir trop faim pour le souper. ». Après, il se demandait vraiment pourquoi j’étais de mauvaise humeur!

Il a ensuite lancé l’idée qu’il pourrait aller dans un spa, que cela lui ferait du bien. C’est l’une de nos petites gâteries qu’on se paie de temps à autre, mais là, il insistait bien sur le fait qu’il aimerait y aller seul, car il aimerait pouvoir en « profiter pleinement » pour une fois, puisqu’il m’a dit que cela l’agaçait un peu lorsqu’on y allait tous les deux et qu’on se remettait à parler après la séance en tant que telle. Bien sûr, je n’ai jamais été au courant de ce fait et il n’a pas compris pourquoi sur le coup, cela m’a blessée comme idée.

Hier encore, alors que je l’accompagnais à sa première séance d’électrolyse pour finaliser sa barbe, à notre retour, il a carrément explosé en me disant qu’il avait bien hâte que j’arrête de le suivre ainsi d’une séance à l’autre et qu’il était capable de faire ses choses par lui-même, bref, que je n’avais pas besoin du tout d’être toujours là. Je l’avais toujours accompagné, car on s’était dit qu’on ferait toutes les étapes ensemble et parce qu’il m’avait déjà dit que cela lui faisait plaisir que je l’accompagne ainsi. S’il préfère que je ne vienne plus avec lui, c’est sûr que cela me fait un petit quelque chose et je vais respecter sa décision… mais il y a quand même des meilleures façons d’en parler.

Par la même occasion, il m’annonce que le prochain journal auquel il a travaillé va contenir son article. Je suis bien contente pour lui, mais je suis déçue, car cela faisait longtemps qu’il m’en parlait et je n’avais jamais su qu’il était terminé, encore moins qu’il allait être publié si tôt. À défaut de me le faire lire, il me semble que c’est le genre de nouvelle qu’on prend plaisir à partager avec l’autre dès qu’on le sait. En retour, il m’a dit que lui était déçu et tanné que je passe des commentaires et des critiques sur tout.

Je suis sensée réagir comment lorsqu’il me parle ainsi, en me démontrant une évidence dont je n’étais pas au courant du tout et qui va à l’encontre de tout ce qu’on fait habituellement?

Des situations comme ça, des idées comme celles-là, il y en a eu des tonnes depuis quelques semaines. À chaque fois, cela me blesse et je me sens rejetée, sans trop savoir pourquoi et lorsque je lui en parle, il me répond que ça lui tente, qu’il a besoin d’être seul et que c’est comme ça, alors, il faudrait que j’arrête de m’inquiéter et de lui mettre des bâtons dans les roues pour qu’il puisse répondre à ses propres besoins. Et moi, devrais-je accepter tous ces changements brutaux, complètement inattendus, sans rien dire ni m’inquiéter?

J’avoue que cela m’a fait perdre patience plusieurs fois et il y a eu plusieurs disputes à ce sujet. Et dans ces moments, plusieurs paroles sortent parfois, aussi coupantes que des couteaux. Un moment donné, je lui ai demandé platement pourquoi il cherchait tant à être seul, puisqu’il passe la majeure partie de ses journées seul à la maison, et il m’a répondu qu’il avait besoin d’être seul et loin. Je lui ai répondu que j’aimerais bien moi aussi pouvoir être seule quelques instants par semaine, mais que cela n’arrive jamais. Il m’a déjà dit qu’il était tanné qu’on ne fasse qu’écouter la télévision les soirs, et je lui avais alors répondu que j’avais toujours pleins d’idées d’activités et de sorties, mais que rien ne lui tentait jamais. Il m’a reproché de voir trop souvent mes amies et ma famille et que je ne faisais pas assez de choses à la maison, je lui ai répondu que toutes les fois où on commençait à faire quelque chose ensemble pour la maison, que bien souvent je terminais seule car il était trop fatigué…

Et ainsi de suite, plusieurs fois, durant plusieurs jours, nos paroles ont assurément dépassé nos pensées, mais à la longue, cela fait beaucoup de petits morceaux à recoller.

La conversation a toujours été notre point fort et on s’est toujours tout dit avec franchise. Toutes les fois où cela a brassé un peu plus, peu importe les raisons, on a toujours réussi à passer au travers en s’expliquant calmement et honnêtement peu de temps après.

En ce moment, j’ai l’impression que tout dérape et qu’on s’éloigne sans savoir pourquoi, sans même comprendre ce qui se passe. Le lendemain ou un peu plus tard, on essaie de se reparler de ce qui s’est passé, on s’excuse, on se dit qu’on s’aime et qu’on ne veut plus que ça arrive, on se fait un gros colleux… et avant même de s’en rendre compte, c’est reparti sur un autre sujet!

Alors qu’il ne cesse de me répéter qu’il a besoin d’être seul, je suis dans un de ces moments où j’ai juste besoin qu’il me prenne dans ses bras et qu’il me réconforte. J’aurais besoin de sortir un peu et qu’on se change les idées ensemble, alors que lui, rien ne lui tente en ce moment. Je filais déjà plus ou moins avant tout ça, mais là, j’avoue que je vois mes pensées s’assombrir encore davantage avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines. Il m’a proposé d’aller voir sa psy et je commence à y songer sérieusement… mais pour ça, j’aurais au moins besoin de retrouver un peu de tendresse et de sourires entre nous deux avant de pouvoir envisager sérieusement cette option.

Il était sensé être bien avec l’annonce qu’il m’avait faite, il était sensé me soutenir et me laisser du temps et avant même que j’aie eu le temps de commencer à y réfléchir, j’ai l’impression que ça ne va plus du tout. Il trouve ça aussi dur que moi et on ne demande qu’à retrouver notre complicité et nos sourires, mais sans savoir pourquoi, tous les deux, on explose pour des riens.

Je sais que j’ai ma grosse part de responsabilité dans tout ça, avec toutes mes sautes d’humeur continuelles, je peux comprendre que mon chum ressente le besoin de s’éloigner un peu pour mieux respirer. D’ailleurs, je le trouve malgré tout très patient avec moi, car je lui en fais décidément voir de toutes les couleurs ces temps-ci.

Je suis prête à mettre les efforts qu’il faut pour ne plus m’emporter et m’impatienter pour des détails, mais j’aimerais bien qu’il fasse aussi l’effort de me comprendre un peu et de cesser de vouloir changer toutes nos habitudes ainsi.

J’ai confiance que tout va se replacer et que notre amour sera toujours aussi fort, mais pour le moment, j’avoue que le moment est assez dur à passer et j’ai hâte de retrouver un peu de soleil entre nous deux!

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23 février 2011

De retour... à la réalité!

Je sais qu’après mon dernier message, il s’est déjà écoulé quelques semaines. Non pas que je n’avais pas envie de venir écrire, mais j’avoue que je n’avais pas grand-chose à raconter.

Tout était comme dans mon dernier message, c’est-à-dire que tout allait bien, qu’il n’y avait pas vraiment de nouveau et que la situation n’avait pas vraiment évolué.

Mon chum me répétait que tout allait bien, qu’on se concentrait sur nos projets actuels et qu’il n’y avait rien à signaler en particulier. On n’avait pas vraiment reparlé du sujet trans, même si c’est bien sûr toujours là. J’arrive régulièrement de travailler et il m’accueille en étant habillé d’une jupe, de collants et autres, mais cela est devenu tout à fait normal et ne me fait même plus sourciller. Il arrive régulièrement que j’utilise son ordinateur ou son Ipod et que je tombe sur une page internet ou un article qui en fait mention, mais là encore, c’est devenu tout à fait normal.

On s’était entendu que pour le moment, on mettait tous nos efforts dans notre projet d’avoir des enfants (et tous les sous-projets que cela implique d’une manière ou d’une autre) et j’avoue que depuis quelques mois, toutes mes pensées étaient principalement tournées vers ça.

Dimanche après-midi, la journée allait bien et tout était tranquille. On avait eu une bonne journée la veille et c’était plus la routine, comme faire la vaisselle, un peu de rangement, etc…

J’entends mon chum chantonner doucement et je lui dis que ça fait plaisir de l’entendre ainsi. Il me dit que c’est parce qu’il est heureux, que tout va bien… et qu’il aurait autre chose à me parler.

Instinctivement et immédiatement, une sonnette d’alarme a résonné dans ma tête. J’ai eu tout de suite le pressentiment que la question trans allait arriver dans la conversation. J’imaginais qu’il allait m’annoncer qu’il est prêt à commencer l’épilation du torse, ou qu’il va recommencer à aller aux réunions de l’ATQ, ou qu’il a abordé un nouveau sujet avec sa psy, … Bref, je crois avoir une petite idée et il s’agit là de sujets que j’attendais plus ou moins, que je savais qu’ils allaient arriver tôt ou tard.

Je lui demande de m’en dire plus, il me demande qu’on aille s’asseoir. Là, je commence à avoir une petite inquiétude et on va donc s’asseoir dans le salon pour discuter plus confortablement.

Et là, il me dit : « Je me sens bien. Je suis bien avec toi, on a pleins de beaux projets et je crois que je commence à accepter ce que je suis et la situation en général. ». Jusque-là, je tout est beau, mais je sens bien qu’une suite s’en vient, que cela implique quelque chose que je vais savoir bientôt. Et là, il me dit : « Je serais prêt pour en parler aux autres, à ma famille, à ta famille, à nos amis, bref, pour l’annoncer à pas mal tout le monde. ».

Et vlan! Voici un coup que je n’avais pas vu venir du tout, que je ne m’étais pas imaginée devoir affronter avant bien longtemps et qui me déstabilise complètement.

Sur le coup, j’en suis un peu sans mots et des centaines de pensées m’arrivent en trombe dans la tête! Par où commencer! Quoi dire! Oh non!!!

Je lui demande si c’est parce qu’il aimerait aller plus loin dans bientôt et il me dit que non, ce n’est pas pour tout de suite et qu’il veut vraiment avoir des enfants avant.

Je lui demande ce qu’il entend par être « prêt » à l’annoncer, c’est-à-dire au moment opportun ou dès maintenant. Il me répond qu’il serait prêt maintenant, mais qu’il tient vraiment à attendre que je sois prête également et que je sois bien avec cette décision. Il veut vraiment que je prenne le temps qu’il faut pour y réfléchir et lorsque je serai prête à passer à cette étape, on le fera ensemble. Cela me soulage un peu sur le coup, je me voyais déjà devoir annoncer ça dans la semaine qui vient!

Je lui demande ensuite ce que cela implique par rapport au fait de vouloir des enfants et il me répond que cela n’y change rien… mais qu’il aimerait bien que cette annonce soit faite avant l’arrivée du premier.

Là, je commence à paniquer un peu, car les enfants, de mois en mois, cela pourrait fonctionner et cela nous laisserait à peine 9 mois pour faire cette annonce. Je n’arrive pas du tout à l’envisager pour le moment, je n’arrive pas du tout à l’imaginer et surtout, je croyais vraiment que les enfants viendraient avant que quoique ce soit aille plus loin. Je considère que d’annoncer la situation à tout le monde est toute une étape à franchir, une étape majeure qui aura beaucoup de conséquences et je considère qu’il s’agit véritablement « d’aller plus loin ».

De plus, je commence à penser aux enfants, je ne voulais pas mêler les deux, je ne veux pas qu’ils arrivent alors qu’il y a déjà un froid dans la famille.

Bref, je ne m’attendais pas du tout à ça et sur le coup, en plus de toutes sortes d’émotions qui sont apparues à ce moment, j’ai commencé à paniquer en pensant à tout ce que cela impliquait.

Les émotions ont pris la place pendant un certain moment et je me suis même quelque peu fâchée contre mon chum.

Pour une fois, mon chum est resté complètement calme. Il avait très bien anticipé et deviné quelle serait ma réaction. Il m’a laissé un peu de temps seule pour décompresser et après, on a réussit à se parler un bon moment beaucoup plus calmement.

Il insistait vraiment sur le fait qu’il voulait m’attendre et qu’il voulait qu’on franchisse cette étape à mon rythme. Il me disait qu’il se sentait bien, qu’il était sûr de lui et qu’il était heureux d’en être enfin arrivé à ce genre d’acceptation de soi-même. Il a insisté aussi sur le fait qu’il ne voulait pas aller plus loin pour le moment, que les enfants restaient notre priorité et qu’après, il verrait où il en serait rendu, mais que cela l’aiderait beaucoup à s’accepter encore plus de pouvoir dire ce qu’il en est en ce moment à nos proches. Il aimerait pouvoir être vrai auprès des autres, leur dire comment il se sent et ce qu’il est exactement et il est convaincu que cela l’aiderait aussi à être un meilleur parent. Par contre, il m’a vraiment demandé que je prenne mon temps pour en arriver à cette même étape que lui et qu’il ne m’en voudrait pas si jamais nos enfants arrivaient avant que je sois prête à cette étape.

Cela m’a rassurée quelque peu sur le coup. Je lui ai promis que je prendrais le temps d’y réfléchir très sérieusement et que je trouvais qu’il avait un bon point de vue et de bons arguments… mais je lui ai également exposé mon point de vue, c’est-à-dire ma principale crainte pour les enfants et sur le fait qu’il veuille annoncer quelque chose alors qu’il n’y aura pas de changements pour le moment, donc que cela pourrait amener un peu de confusion et surtout beaucoup de questionnements par la suite. Mais bon, tout ça ira dans un prochain message, car je crois que j'aurai beaucoup de réflexions à ce sujet… En attendant, je lui ai demandé quelques jours sans trop en reparler, car je voulais laisser un peu retomber la poussière avant de me mettre à y réfléchir plus intensément, ce qu’il a accepté.

On a réussit à finir la journée sans trop de mal et il a vraiment été aux petits soins avec moi. Je crois qu’il a bien vu que cela m’avait toute mise à l’envers et même si c’était nécessaire, je crois qu’il s’en voulait quand même un peu de me faire vivre tout ça.

Le problème dans tout ça, même si je dois avouer qu’il n’y a pas de meilleurs moments pour faire ce genre d’annonce, c’est qu’il a quand même mal choisi sa journée. Le lendemain, j’avais une journée extrêmement difficile et stressante qui m’attendait et cela faisait déjà plusieurs nuits que j’en dormais plus ou moins tant cela m’occupait l’esprit. Il était au courant de tout ça et il m’avait même déjà proposé de m’accompagner tout au long de cette journée pour m’aider et me soutenir.

Bien sûr, avec une annonce de ce genre, en plus de ce qui s’en venait le lendemain, je n’en ai pas vraiment dormi de la nuit et lundi matin, j’étais une boule d’émotions, l’esprit bien encombré par la peur et le stress de la journée et par les émotions de la veille. J’étais en plus très fatiguée, ce qui m’a rendue quelque peu apathique et un peu mêlée dans tout ça.

La journée s’est passée et mon chum est resté avec moi tout le long. Il a enduré mes sautes d’humeur, il m’a soutenu et toutes les étapes de cette pénible journée se sont finalement déroulées sans anicroches.

Bien sûr, j’avais toujours le sujet de la veille en tête, mais je n’avais pas trop de temps à m’y attarder. On est finalement revenu à la maison un peu avant l’heure du souper. Là, l’épuisement, le stress qui venait de retomber et un retour des émotions de la veille m’ont complètement submergée.

Au début, mon chum était encore là pour moi, mais lui aussi, cela avait été une dure journée pour lui, assez épuisante, et il se sentait de plus en plus mal de me faire « vivre toutes ces émotions ».

Et ce que je ne souhaitais pas qui arrive, car je savais ce qui allait suivre sinon, est arrivé : on a recommencé à parler de l’annonce de la veille.

Et là, j’avoue qu’aujourd’hui, je ne me rappelle plus trop comment cela a déboulé, mais mon chum a commencé à regretter, il n’était plus aussi sûr de lui que la veille, il n’était plus certain de pouvoir m’attendre et tout le beau discours de la veille était en train de changer. Il commençait à être mêlé et à paniquer et par le fait même, j’ai aussi paniqué. Il ne savait plus du tout où il en était et moi j’ai commencé à me fâcher un peu et à prendre un ton un peu accusateur.

Cela a été une très dure soirée et les deux, on regrette les propos et le ton qui ont été tenus hier soir. Cela a brassé beaucoup, mais vers la fin de la soirée, on a réussi à se rapprocher de nouveau. Par contre, mon chum est resté avec un sentiment de panique… le même qui me fait moi-même paniquer et m’inquiéter pour lui et qui fait que je ne suis pas du tout partie au travail l’esprit tranquille ce matin. Par contre, il a insisté pour que j’y aille, car même si je lui ai offert de rester avec lui, il préférait être seul aujourd’hui et faire le vide un peu dans son esprit.

La nuit a été passable dans mon cas, courte pour mon chum et je crois qu’aujourd’hui, on est juste tous les deux épuisés par ce qui s’est passé ces derniers jours. On s’est reparlé plusieurs fois et il semble un peu plus calme, mais je suis contente qu’il ait quand même réussi à avoir un rendez-vous avec la psy qu’il connaît (et non pas celle qui le suit régulièrement) à la fin de la semaine.

Voilà où on en est pour le moment. Je ne regrette pas du tout qu’il m’en ait parlé et même, je lui en suis très reconnaissante d’avoir osé aborder ce sujet si important avec moi. Par contre, je ne m’attendais pas à ça du tout et j’avoue que l’ampleur de cette annonce m’a un peu jetée par terre. Il faut que je prenne le temps d’y réfléchir et j’espère en arriver à la même étape que lui d’ici peu, mais pour le moment, je n’en suis pas convaincue du tout.

Ce sujet amènera assurément bien d’autres messages dans les jours et les semaines qui vont venir, mais je crois qu’avant tout, j’ai aussi besoin de laisser un peu retomber la poussière et de faire le vide dans mes émotions avant de commencer à réfléchir à tout ça très sérieusement.

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23 janvier 2011

Enfant : problèmes possibles de conception?

Notre projet d’avoir un enfant tient toujours la route et même, je dirais qu’on y pense de plus en plus et qu’on l’espère toujours plus.

Cela fait depuis le mois de septembre que nous essayons (c’est-à-dire 4 mois) et pour le moment, toujours aucune bonne nouvelle à ce sujet.

Bien sûr, 4 mois, c’est bien peu et la plupart des ressources suggèrent d’essayer au moins de 12 à 18 mois avant de s’inquiéter et avant d’aller consulter.

Alors, on continue d’essayer et on ne s’inquiète pas encore… Ce n’est pas toujours facile et comme c’est devenu en général la seule fois qu’on fait l’amour dans le mois, on essaie que cela aille du mieux possible, même si j’ai l’impression d’avoir perdu un peu de « magie » puisque c’est devenu bien calculé et moins improvisé comme avant.

Mais bon, je sais que cela demande déjà un effort considérable pour mon chum et qu’on ait réussi à le faire à tous les mois, je trouve ça déjà très bien. Je profite du moment quand ça arrive et on continue à se croiser les doigts pour que ce soit la bonne fois!

Mais il y a quand même quelques points et possibilités qui me passent par la tête régulièrement et qui m’inquiètent un peu…

Avant tout, sans aucune raison rationnelle, il peut arriver que l’un ou l’autre des partenaires ait un problème d’infertilité ou de stérilité. On ne sait jamais sur qui cela peut tomber, on ne sait pas pourquoi, mais ce qu’on sait, c’est que des couples en parfaite santé n’arriverons jamais à avoir d’enfant. Et bien sûr, les personnes concernées ne savent jamais par avance cette condition, c’est qu’en essayant d’avoir des enfants et en faisant toute une batterie de tests que les médecins peuvent en venir à cette conclusion, et même parfois, aucune raison ne sera trouvée malgré tout. De plus, comme mon chum est plus âgé que moi (35 ans), cela peut aussi amener des problèmes de fertilité, qui malheureusement, ne ferait que s’aggraver avec le temps. Ces idées me font relativement peur, mais je me croise les doigts pour que cela ne soit pas notre cas.

Ensuite, il pourrait y avoir de nombreux facteurs de risques qui pourraient expliquer nos difficultés à avoir des enfants.

Premièrement, nous ne sommes pas comme n’importe quel autre couple, qui fait l’amour de façon régulière et espère qu’une fois parmi les autres sera la bonne. Cela n’arrive en général qu’une fois par mois, il faut donc bien calculer le moment le plus propice pour maximiser nos chances. Et comme mon cycle est plutôt irrégulier et pleins de surprises, cela nous complique encore plus la tâche. Qui sait, peut-être que les mois précédents, on n’avait juste pas choisi la bonne date? Pour ce mois-ci, on va tenter de régler cette situation, car on s’est procuré les outils pour mieux déceler la bonne date, alors, j’espère que cela va marcher!

Ensuite, plusieurs problèmes de santé pourraient expliquer une difficulté temporaire à avoir des enfants. Mon chum a un problème de surpoids et moi-même, je n’ai pas un poids-santé idéal non plus. Cela peut compliquer l’acte, mais aussi la performance en elle-même et même le résultat. On essaie de faire attention le plus possible à notre alimentation, aux aliments qu’on mange,  en espérant que cela finira par donner des problèmes concrets.

Et bien sûr, le problème de poids joue également sur la manière dont on fait l’amour et une des seules façons fonctionnelles qu’on ait trouvé, c’est que ce soit moi qui sois sur lui. Même si les écrits disent que la position n’influence pas vraiment sur les chances de tomber enceinte, il n’en demeure pas moins qu’on nuit peut-être un peu à nos chances en étant contre la gravité complètement…

Ensuite, sans que cela n’ait jamais été confirmé ou mentionné dans mon cas, j’ai l’impression que je pourrais souffrir du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Plusieurs des symptômes de cet état correspondent à ce que vis quotidiennement. Ce n’est pas si grave, mais cela peut apporter des difficultés à concevoir un enfant. Mais il y a des solutions, dont certains médicaments que la femme peut prendre et qui aide à tomber enceinte. J’en parlerai à mon nouveau médecin de famille le mois prochain, lors de mon premier rendez-vous avec elle, juste au cas où!

Pour continuer, comme je l’ai déjà mentionné, mon chum a déjà eu un grave accident d’auto étant enfant et cela a laissé quelques séquelles physiques. Cela n’en a jamais été question, mais qui sait si cela n’aurait pas pu causer des problèmes quelconques de fertilité une fois rendu à l’âge adulte? Mon chum m’a promis qu’il aborderait ce point avec son médecin lors de son prochain rendez-vous à la fin du printemps.

Concernant la question trans en tant que telle, deux autres situations pourraient ajouter aux complications d’avoir un enfant. Premièrement, mon chum prend un antidépresseur et on sait déjà que cela joue beaucoup sur sa libido, sur ses envies sexuelles qui sont nettement à la baisse, pour ne pas dire inexistantes. Est-ce que cela peut également influencer sur sa fertilité? Apparemment, une nouvelle étude démontre que certains antidépresseurs peuvent effectivement jouer temporairement sur la fertilité, alors, ce sera un autre point à vérifier éventuellement!

Et deuxièmement, même si cela est beaucoup plus gênant à aborder et que je vais d’ailleurs en faire un message futur, mon chum n’a bien sûr jamais accepté son corps d’homme et le symbole mâle suprême, c’est bien l’entre-jambe et ce qui s’y trouve. Bien avant de me connaître, mon chum m’a avoué qu’il lui est arrivé à plusieurs reprises de s’en prendre physiquement à cet organe, se torturant et se mutilant presque, faisant passer physiquement toute sa colère et ses émotions sur ça. Sans m’attarder maintenant sur le sujet, pour reprendre ses propres termes, « ça arrivait que ça reste bleu pendant un certain temps ». Se pourrait-il qu’il ait « brisé » quelque chose en faisant ça, ou qu’il ait gardé des conséquences physiques de ces mauvais traitements? Mon chum va essayer d’en parler à son médecin, ainsi que du point précédent, à son prochain rendez-vous, même si je comprends très bien que cela soit loin d’être facile à aborder!

Cela fait donc plusieurs facteurs qui peuvent influencer, seuls ou regroupés, notre capacité à avoir un enfant. Il faut tenter de régler ces facteurs un après l’autre, réessayer, et tenter autre chose de nouveau.

Je suis patiente et je suis prête à essayer pleins de solutions, à envisager pleins de possibilités. Et même, si jamais on ne peut pas avoir d’enfant pour une raison quelconque, il y a toujours d’autres solutions qui s’offrent à nous, comme l’adoption. Nous serions prêts à envisager ces possibilités, car le plus important pour nous, ce n’est pas d’avoir un enfant d’une façon naturelle, mais c’est d’avoir un enfant, tout simplement, de pouvoir l’élever, le dorloter, l’aimer et de le voir grandir.

Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est que tout cela prend du temps et plus cela prend du temps et plus les délais s’allongent au final pour mon chum et sa future transition éventuelle. Chaque mois passé, chaque solution à envisager, cela rallonge d’autant l’étape suivante pour mon chum et j’ai peur qu’il ne soit pas si patient…

Pour le moment, notre désir d’avoir un enfant est très fort et on va se concentrer là-dessus en premier. Ensuite, ce sera une étape à la fois et on prendra les choses une à la fois, comme toujours. Entre-temps, on va continuer à essayer à tous les mois, en se croisant les doigts pour que la fois suivante soit enfin la bonne!

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Je suis de retour...

Eh bien! Incroyable, mais pourtant vrai, le temps des Fêtes est déjà rendu derrière nous. J’espère que vous avez tous pu en profiter et que cela a bien été. D'ailleurs, je remercie du fond du coeur toutes les personnes qui m'ont envoyé de bons voeux par l'entremise de ce blog!

Je dois avouer que cela a été un des plus beaux temps des Fêtes depuis que je connais mon chum et tout a bien été, du début à la fin!

J’ai réussi à tout faire en ayant même du temps en surplus avant que ça commence pour relaxer et profiter des paysages d’hiver et pour prendre du bon temps. Mon chum est venu magasiner les cadeaux de Noël à quelques reprises avec moi et ces moments partagés (une première expérience pour nous deux) ont vraiment été formidables. Tout a bien été dans sa famille et il n’a pas perdu patience contrairement à son habitude et il n’y a eu aucun commentaire sur ses cheveux ou sa barbe, contrairement à cet été.  Tout a bien été dans ma famille également et encore là, aucun commentaire et pas trop de fatigue accumulée. Il nous restait même quelques journées de congé après pour se reposer au maximum et pour partager encore quelques bons moments complices.

Bref, à ce niveau-là, cela a vraiment bien été et j’avoue que je reviens en ce début d’année complètement reposée et ressourcée, prête à entamer cette nouvelle année avec tout ce que cela comportera.

J’ai lambiné un peu avant de revenir écrire sur mon blog, mais maintenant que je suis de retour, je compte bien rattraper le temps perdu!

Par rapport à la question trans en tant que telle, pas beaucoup de changement pour le moment. C’est bien sûr toujours là et on y pense toujours, mais mon chum est dans une bonne passe en ce moment et cela semble vraiment bien aller. Moins d’impatiences, moins de moments de panique, moins de moments de déprime. Il me dit lui-même que ça va bien ces temps-ci et pour une fois, j’ai envie de le croire, j’ai l’impression que c’est vrai. Alors, on en profite et même si je suis toujours ouverte pour en parler et même si je garde toujours à l’esprit que c’est bien là et que mon chum peut retomber dans une moins bonne passe n’importe quand.

Bien sûr, j’ai toujours une petite inquiétude qui reste, surtout que ces derniers jours, il recommençait à être plus fatigué et moins enthousiaste que les semaines précédentes, mais je ne m’en fais pas trop et je crois que c’est vrai qu’il va quand même assez bien.

À quoi cette accalmie est-elle due? Je ne le sais pas trop et je ne veux pas trop me poser de questions… Mon chum continue ses rencontres régulières avec sa psy, il continue à prendre ses médicaments, nos projets avancent et on continue d’espérer que la prochaine fois sera la bonne pour avoir un enfant!

Le fait de vouloir un enfant occupe beaucoup de nos pensées et amène forcément plusieurs autres choses à penser, plusieurs projets à terminer. Les rénovations dans la cave vont reprendre sous-peu, mes cours de conduite avancent tranquillement et par un concours de circonstances un peu exceptionnelles, on est même en train de se planifier un petit voyage dans le Sud ce printemps, ce dont je suis ravie! Bref, plusieurs projets qui nous occupent bien, alors, peut-être que cette accalmie est due en partie au fait qu’on a l’esprit bien occupé par autres choses?

Mon chum espère pouvoir trouver un endroit pour faire quelques heures de bénévolat à l’extérieur par semaine. Cela lui permettrait de voir un peu de monde, de sortir de la maison et de se changer un peu les idées également. Je trouve que c’est un beau projet et je vais l’aider et l’encourager du mieux que je peux. Il n’a pas encore trouvé le milieu qu’il souhaite, mais on va continuer à regarder ça sérieusement.

Il pense toujours à l’épilation laser du dos et du torse. Je ne sais pas quand cela se fera, mais j’ai l’impression que cela s’en vient dans pas long. Bien sûr, je serai là pour l’accompagner et le soutenir.

Pour la barbe, il reste encore quelques retouches, mais décidément, ce sera une page tournée très bientôt… du moins, on l’espère!

Et voilà où nous en sommes en ce début d’année. Que du bon et peu importe ce qui nous attend, on est prêt à y faire face ensemble!

Posté par drizzit17 à 23:47 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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